Le cheval et la mer

Le cheval et la mer

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La mer, berceau de la vie. Peut-être reste-t-il dans le tréfonds de nos gènes une réminiscence du temps passé avant la sortie des eaux qui démystifierait notre attirance pour elle. Quoi qu’il en soit, le bruissement rythmé des vagues, l’embrun, l’air iodé nous offrent une atmosphère apaisante. Le regard au loin, sur l’horizon bleu marine, nous amène dans notre imaginaire, dans un voyage solitaire et dans l’histoire de la conquête de l’Homme sur le monde par-delà les mers.
Il est fabuleux d’éprouver qu’il en est de même avec le cheval. Son rythme qui berce, la sérénité qu’il exhale et il nous emmène loin, très loin, dans notre imaginaire, dans un western, dans la vie de nos proches ancêtres et dans l’histoire de la conquête de l’Homme sur le monde par-delà les terres. C’est lui aussi, à l’instar de l’écriture et de la machine à vapeur, qui nous a conduits à devenir ce que nous sommes aujourd’hui par son indéniable contribution au développement économique, social et culturel au cours des siècles.
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Les côtes sont annoncées par les phares, les routes sont éclairées par les lanternes. La mer enivre les navires, le cheval déplace les attelages. Le cheval se repose, la mer est d’huile. Il piaffe, c’est le ressac. Il est au galop, la houle s’emballe. Le cheval hennit, la mer mugit. Arrive la déferlante, il se cabre.
Le cheval est le dernier animal à avoir été domestiqué, il y a de cela plus de cinq mille ans. L’Homme l’a voulu pour sa rapidité. D’abord pour acheminer des affaires puis des personnes à travers les zones hostiles. Remplacé par la voiture et le tracteur, son effectif a chuté drastiquement, comme tombé dans un ravin, comme emporté par une cascade.
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Aujourd’hui, un léger retour interpelle les écologistes, interroge les politiques et surprend les authentiques citadins ayant le nez plongé dans le high-tech lorsqu’ils croisent le cheval.

Si son emploi jadis dans le transport et dans l’armée est à ce jour remplacé par le loisir et l’hippothérapie en essor, son utilisation contemporaine est une question sérieuse, ses avantages sont mis en avant et argumentés.
À la mer, le cheval peut entretenir la propreté des plages, des dunes et de l’ensemble du littoral. Il peut promener des familles ou des amoureux le long des côtes. Il peut assurer le transport de personnes dans le cadre d’un événement où les routes sont fermées à la circulation. Il peut être attelé à une calèche pour un mariage où la robe blanche brasille avec le fond bleu, union du ciel et de la mer, et où le vent colporte un souvenir majestueux. Il peut encore plus.
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Comment le cheval arrive-t-il à nous rendre ces services ? L’apprentissage de son métier lui est inculqué petit à petit dès son plus jeune âge. Poulain, il est observé pour en déterminer sa prédestinée. Sera-t-il au bord de mer ou dans les terres ? Sur les routes ou dans les champs ? Dans le sport, le loisir ou la thérapie ? En douceur, il apprend à répondre à nos demandes puis à accepter le harnachement. Aussi, plus de cinq mille ans de services auprès de l’Homme sont inscrits dans ses gènes, une mémoire bien installée, ce qui facilite sa formation, ce qui fait qu’il a besoin de nous rendre service.
Le cheval au bord de la mer se ressource et sera toujours prêt pour de nouveaux départs avec l’Homme, à partager un bien-être pour l’humanité, pour la Terre, tant attendu de tous.
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